Lors du dernier conseil Conseil d’arrondissement du 19e, je suis intervenu sur l’avenir de l’école publique. À travers le vœu présenté par la majorité, nous avons rappelé que l’éducation doit rester une priorité absolue de nos politiques publiques.
Retrouvez ci-dessous mon intervention.
Dans un arrondissement populaire comme le nôtre, l’école publique joue un rôle fondamental. Elle fait vivre au quotidien la promesse républicaine de l’égalité des chances et accompagne les enfants les plus fragiles. Or, depuis trop longtemps, les gouvernements successifs ont fragilisé ce service public essentiel en supprimant des postes, en fermant des classes et en dégradant les conditions d’apprentissage.
Face à cette situation, la Ville de Paris tente de compenser les reculs de l’État. Mais elle ne peut pas, à elle seule, réparer durablement une politique nationale de désengagement. C’est pourquoi il est indispensable de demander à l’État d’arrêter la casse du service public, en particulier dans l’éducation, qui doit rester la priorité des priorités.
Le vœu a été adopté. C’est un signal important, qui exprime la vigilance et la détermination des élus du 19e à défendre l’école publique, ses moyens, ses équipes et ses élèves. Vous trouverez ci-dessous mon discours en intégralité.
Monsieur le Maire,
Chers collègues,
Sur ce sujet, une expression publique de Kofi Annan, me revient en tête, car elle résonne particulièrement avec l’actualité internationale. Il disait : « L’éducation est tout simplement la consolidation de la paix sous un autre nom. C’est la forme la plus efficace de dépenses de défense. »
A l’heure où les budgets militaires augmentent partout en Europe, et où la France a fait le choix de doubler son budget des armées en une décennie, nous continuons, dans le même temps, à fermer des classes, supprimer des postes et fragiliser l’école publique.
Derrière les tableaux de dotation, derrière les lignes budgétaires et les calculs comptables, il y a des enfants. Il y a des enseignantes et des enseignants. Il y a des familles. Et surtout, il y a cette question politique sous-jacente : quelle importance accordons-nous réellement à l’école publique ?
Dans le 19e arrondissement, cette question est encore plus prégnante qu’ailleurs. Parce que notre arrondissement est populaire, jeune, marqué par de fortes inégalités sociales, et parce que l’école y joue souvent un rôle qui dépasse largement l’apprentissage. C’est un lieu de protection, d’émancipation et l’un des derniers remparts contre ces inégalités sociales.
C’est la raison pour laquelle, ce vœu est important.
Nous le soutenons parce que la baisse démographique ne saurait être un prétexte à supprimer des classes. Elle devrait être, à l’inverse, une opportunité historique pour améliorer les conditions d’apprentissage, réduire les effectifs, mieux accompagner les élèves, mieux soutenir les enseignantes et enseignants.
Mais depuis des années, les gouvernements successifs font exactement l’inverse. Fermetures de classes, suppressions de postes, manque de remplaçants, fragilisation des RASED, insuffisance des AESH… année après année, c’est une lente érosion du service public d’éducation qui se poursuit.
Et face à cela, les collectivités locales, et en particulier la Ville de Paris, tentent tant bien que mal de compenser. La Ville investit dans les bâtiments scolaires, dans les dispositifs éducatifs, dans l’accompagnement des équipes et des directions d’école. Elle essaie de maintenir un niveau de qualité et d’égalité malgré les désengagements de l’État.
Mais je pense qu’on peut se le dire clairement ici : la Ville de Paris ne devrait pas avoir ce rôle de compenser en permanence des reculs de l’État.
Ce n’est pas aux communes de réparer, année après année, les conséquences d’une politique nationale qui fragilise l’école publique. Ce n’est pas aux collectivités locales de porter seules l’ambition éducative du pays pendant que l’État réduit ses moyens.
L’éducation de nos enfants devrait être la priorité des priorités jamais une variable d’ajustement budgétaire. Une société qui renonce à investir dans son école publique renonce, en réalité, à investir dans son avenir.
Nous devons donc collectivement envoyer un message clair au gouvernement : arrêtez la casse du service public d’éducation. Donnez enfin à l’école publique les moyens humains, matériels et pédagogiques qu’elle mérite, particulièrement dans nos quartiers populaires et en éducation prioritaire.
Par conséquent, le groupe écologiste et social vous invite à voter favorablement à ce vœu. C’est une exigence d’égalité. C’est une exigence républicaine. Et c’est tout simplement une exigence de justice.
Je vous remercie,
Nous continuerons à suivre ce sujet de très près dans les semaines et les mois à venir. Plus largement, nous resterons attentifs et engagés pour défendre une école publique juste, forte et pleinement à la hauteur des besoins des enfants et des familles du 19e arrondissement.
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